rapide historique du comité de soutien aux rroms de Saint Michel sur Orge
- Octobre 2002: arrivée d'une centaine de rroms et installation dans une ancienne ferme (terrain privé,ferme Gillet).
- les associations agissent sur le terrain, la municipalité scolarise les enfants en primaire et le CCAS domicilie 54 personnes pour l'aide médicale d'état.
- 14 mars 2003: le tribunal de grande instance d'Evry prononce l'expulsion à la demande du propriétaire.
- 29 mars: fin du délai pour l'appel
- 26 mars: création du comité de soutien.
- début avril: les rroms déménagent et installent un bidonville sur le terrain à coté (terrain nu appartenant à la communauté d'agglomération du Val d'Orge)
- 8 avril: nouvelle décision de justice demandant leur expulsion du nouveau terrain.
- Lettres du comité de soutien aux élus et politique locaux
- 23 avril: fin du délai pour l'appel
- les pressions s'accentuent
- début mai: 80 à 90 rroms déménagent, direction une ancienne usine à Brétigny sur Orge. Les autres (les familles dont les enfants sont scolarisés à saint Michel) restent.
- Une famille est logée dans un appartement par la municipalité de Fleury Mérogis.
- 9 mai: une pelleteuse arrive pour détruire les cabanes. Les familles présentes s'enfuient, Une seule est relogée par la DDASS. En même temps à Brétigny, 14 policiers interviennent et intimident les rroms.
- Une partie des rroms est maintenant dispersée. Certains dorment dans des voitures.
- Un logement devrait être fourni prochainement pour une famille par la municipalité de Morsang sur Orge. Les solutions manquent toujours pour les autres familles, alors qu'une petite fille est née mi mai. Une autre nasiisance est attendue bientôt.
- le comité de soutien cherche donc à loger les familles par l'intermédiaire des communes, de la communauté d'agglomération et de la DDASS.
- Des solutions variées sont envisagées ou recherchées afin de briser le cercle vicieux (pas le droit de travailler, pas de ressources, pas de logement, exclusion). L'expérience a déjà réussi à Fontenay sous bois!
- Une décision de justice les menaçait d'expulsion à patir du 2 juillet.
- sous les pressions policières accentuées, ils sont partis le 22 juin, se séparant en 2 groupes. Après une errance de quelques jours, un groupe d'une quarantaine se trouve sur une casse à Evry sans eau ni electricité, et l'autre (une quinzaine) à Ris Orangis dans des conditions sordides. Les deux groupes subissent régulièrement des pressions de la part de la police. L'expulsion a été demandée par le propriétaire à Ris, mais aucune procédure n'est en cours à Evry.
- une famille (un couple avec un enfant de quelques mois) est logé depuis le lundi 30 juin dans un appartement "d'instituteur" à Morsang sur Orge. Une autre famille devrait être installée à Saint Michel sur Orge dans les jours qui viennent.
- plusieurs pistes pour leur trouver stages ou travail sont étudiées
- Les familles logées dans des appartements sont dans des situations psychologiques difficiles, à cause de leur isolement et malgré une situation sanitaire bien meilleure que celle du reste du groupe.
- 23 septembre: depuis quelques semaines, le groupe de Ris Orangis s'est lui aussi divisé en deux. Prévenus de l'expulsion imminente, une partie est retournée à leur ancien campement de Brétigny, dans une usine désafectée. L'autre partie est restée sur place, reveillée le lendemain par les policiers et les engins prêts à détruire les abris. Ceux ci se sont réfugiés non loin dans des baraques en ruine, détruites le lendemain même, les obligeant à se réfugier à Ponthierry. Le groupe réfugié à Brétigny devrait être expulsé demain matin, un permis de démolir ayant été signé par le Maire de Brétigny Bernard Decaux.
- 24 septembre: destruction du site de Brétigny, sans appui de la police. Les rroms partent d'eux même à saint Michel sur Orge.
Le groupe d'Evry a préféré devancer l'expulsion et s'est déplacé de quelques centaines de mètres, sur la commune de Corbeil.
A Saint Michel sur Orge, la construction de cabanes continue.
mis à jour le mardi 14 octobre 2003